Soirée calme en perspective. Nous sommes en sorties de bain, toi allongée sur le canapé, et moi, comme souvent, assise par terre, mon visage près du tien. Nous regardons la télé… enfin, je crois que tu regardes, parce que moi, c’est toi que je regarde. Une fois de plus je remercie la chance qui a fait se croiser nos routes.
Trop longtemps couchée sur le même coté ? Tu t’allonges maintenant dans l’autre sens et moi, du coup, je suis à tes pieds. Place oh combien enviable pour tous les simples mortels… et qui me donne des idées, car ta sortie de bain mal fermée me laisse entrevoir le délice de ma vie. Mais n’anticipons pas. Déjà, tes pieds méritent
toute mon attention, si fin, bien cambré, élégants. Je les caresses, doucement, sans provoquer de réactions de ta part. Je ne peux donc empêcher ma bouche de s’en approcher pour y déposer un baiser. Tu souris, et ce sourire qui illumine ton visage est ma récompense mais aussi un encouragement. Je m’enhardi et mes baisers, mes caresses se font plus passionnées, je prends ton orteil en bouche, je le suçote. Tu me regardes, et tes yeux sont chargés de promesses, promesses de ces plaisirs infinis que tu es la seule à être capable de me donner. Ma langue passe entre tes orteils, le long de la plante de ton pied. L’autre pied, jaloux, vient s’offrir à moi, le coquin. Ma main sur l’un, ma bouche sur l’autre, tes pieds occupent toute mon attention. Mais c’est très temporaire, car une autre partie de ton corps m’interpelle. Ma bouche entame donc un long voyage, commençant par tes fines chevilles et remontant tout le long de tes jambes, via l’intérieur de tes cuisses.
Coquine comme tu es, tu écartes légèrement les jambes, pensant que j’arrive à destination. Que nenni, je contourne l’obstacle que tu t’obstines à me présenter et c’est par le coté, par ta hanche que je remonte plus haut. Je me rabats vers ce nombril si joliment orné d’un piercing que je trouve si sexy. Ma langue le pénètre, joue avec le bijou, tandis que mes mains passent à l’action… pour dénouer la ceinture, faible rempart face à ma faim dévorante. Je continue mon itinéraire et ma bouche rejoint maintenant cette magnifique poitrine que je t’envie. Une main flatte ton sein gauche, ma bouche s’occupe du coté droit. Ma langue en titille le mamelon, je le mordille légèrement avant de changer de coté. Ma bouche reprend sa route, laissant mes mains s’occuper de tes seins. Elle s’attarde un peu dans ton cou si délicat, et monte encore un peu jouer avec le lobe de tes oreilles. La télé joue dans le vide; je suis toujours agenouillée a coté du divan ou tu es allongée, la tête légèrement penchée en arrière. Je te vois profiter de la moindre sensation et tu es si belle ainsi…

Enfin, mes lèvres rejoignent les tiennes, but de ce long périple. Tandis que nos langues entament leur sarabande, une de mes mains quitte ta poitrine, un peu a regret, et redescend sur ton bas ventre, effleurant, sans y toucher encore, ton sexe que je devine avide de plaisir. Elle descend vers l’intérieur d’une cuisse, remonte par l’intérieur de l’autre, et d’un doigt que je veux très léger, je remonte tout le long de ton pubis. Je sens déjà cette humidité prometteuse, et mon doigt redescend, appuyant plus lourdement sur ton sexe déjà bien ouvert. Mon doigt atteint l’entrée de cette grotte de plaisir et je sens tes reins se creuser, puis ton bassin venir à la rencontre de ma main. Un doigt entre doucement en toi, jauge ton degré t’excitation et ressort. Je le porte à ma bouche en te regardant. Je le passe sur tes lèvres. Je le renvoie très vite d’où il vient. Un dernier regard et ma tête aussi rejoint la place. Mon doigt, doucement te fouille, cherche l’endroit sensible qui te tirera un soupir. Et enfin j’arrive a ma gourmandise, que je déguste avec ferveur. J’aime tant le gout de ton sexe, de ta cyprine, du jus de ton plaisir que je pourrais te lécher des heures durant.
De deux doigts, je décalotte ton clitoris et je le prends entre mes lèvres, je l’aspire, je lui donne des petits coups de langues tandis qu’un second doigt est venu rejoindre le premier au plus profond de ton sexe. Ils entament un inexorable mouvement de va-et-vient mais aussi un mouvement tournant. De temps à autre, ils s’arrêtent et vont appuyer sur ton point g, t’arrachant un nouveau gémissement. J’aimerais continuer ce jeux durant des heures, mais je te sens venir, ton plaisir monte, monte… Ta respiration se fait saccadée. Tu te caresses les seins, prenant les pointes entre tes doigts, les faisant rouler, les pinçant. Tu balances ta tête à gauche, puis à droite en gémissant. J’appuie plus fort sur ton point g, ma langue se fait frénétique sur ton clitoris. Tu lâches un petit râle, un long soupir qui se termine par mon nom.
Fière de moi, je regarde ta jouissance. Spectacle inoubliable. Que je peux faire répéter, jour après jour, comme une artiste à la recherche de la perfection.
Par Julie Hugs, 2011